Soigner par l’eau et la chaleur
La baignoire de balnéothérapie
Cette baignoire de balnéothérapie à jets et microbulles permets la rééducation par l’eau. Imposante, blanche, décorée de vagues en relief sur ses flancs, elle occupe le centre d’une pièce dédiée. La balnéothérapie n’est plus un soin accessoire, mais devient un élément central dans la prise en charge de la rééducation.
La baignoire est un objet complexe, elle se structure ainsi :
- La cuve est équipée d’une cinquantaine de diffuseurs répartis sur l’ensemble de ses parois, de jets latéraux, et des buses au fond, produisant des microbulles d’air.
- Une colonne centrale pivotante munie d’une lance sous-marine orientable qui permet de concentrer un jet d’eau sous pression sur des zones précises du corps.
- Deux poignées latérales en inox facilitent l’entrée et la sortie du patient.
- Le tableau de bord intégré sur le rebord de la baignoire regroupe vingt-trois fonctions. Parmi elles, le remplissage automatique, le réglage de température, la sélection des programmes, le drainage, et un moteur d’air. Autant de paramètres que le soignant peut ajuster selon les besoins de la séance.
La légèreté du corps dans l’eau chaude est au cœur de l’intérêt thérapeutique de cet appareil. Immergé, le corps perd une grande partie de son poids apparent, ce qui soulage les articulations, réduit les tensions musculaires et permet des mobilisations douces impossibles à réaliser à sec. Pour des patients souffrant de contractures liées aux effets secondaires des neuroleptiques, raideurs, tremblements, dyskinésies ou d’un déconditionnement physique lié à une longue période d’hospitalisation, la baignoire offrait un espace de soin à la fois efficace et tolérable.
La balnéothérapie a une histoire longue et ambivalente en psychiatrie. Au XIXe siècle, elle n’existe pas encore en tant que telle. Les médecins recourent alors à des bains prolongés pour calmer l’agitation et les états maniaques. Une pratique qui s’efface vers la fin du siècle, laissant place aux premières formes de ce qui deviendra la balnéothérapie. La baignoire que vous voyez ici s’inscrit dans cette filiation. Tout au long du XXe siècle, la discipline se construit et s’affine. Elle développe des protocoles précis, dose les interventions, adapte les séances à chaque patient. Elle fait du patient un acteur de sa propre rééducation, non plus un corps que l’on traite, mais une personne qui participe activement à son soin.


Photographies de la baignoire de balnéothérapie, Centre-Hospitalier-Nord-Mayenne.
Le carnet de programmes de balnéothérapie de la baignoire
6 programmes préréglés (décontraction musculaire, régénérant, énergisant/fatigue, élimination des toxines…) sont présents dans ce carnet. De plus, il comporte les instructions de la baignoire. Les soignants l’utilise pour régler la baignoire aux différents besoins pour le patient. Ainsi le soin s’adapte donc aux patients.

Photographie du manuel d’utilisation de la baignoire de balnéothérapie, Centre-Hospitalier-Nord-Mayenne.


Photographies du manuel d’utilisation de la baignoire de balnéothérapie, Centre-Hospitalier-Nord-Mayenne.

Photographie du manuel d’utilisation de la baignoire de balnéothérapie, Centre-Hospitalier-Nord-Mayenne.
























































































































































































































































































































































































































